28 novembre 2007, 18h52.
J'écris ce soir pour 2 raisons. La première cest pour maider a oublier. La 2e cest pour réveiller quelques personnes.
28 novembre 2007, 8h00 am.
On s'en va a l'école. Mon amie est venu me chercher. On s'en va comme un mercredi matin habituelle. Le même trajet qu'à l'habitude. Sortie de l'autoroute, embarquement sur Henri-Bourrassa. Un mur. Le mur qui approche. Je le vois , Il est là. Je cris: JJJJJJEEEEEEEENNNNNNNNNN!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Trop tard. On accroche. On dérape. Droite, gauche. 360°. Un deuxième mur. Un deuxième mur à toute vitesse. Qui approche et rapporte en fredonnant: Je vais te prendre la vie. J'ai pousser un cri comme j'ai jamais réussit a crier de toute ma vie. Le reste je ne peux pas le dire. Je n'ai pensé a rien, à personne. Comme si j'étais morte avant qu'on frappe le mur.
Les ceintures de sécurité. CE N'EST PAS UNE DÉCORATION.
Si on les avait pas mises, Jen et moi on serait surement pas là en ce moment. Oui là j'ai mal a mon bras, je vais devoir aller à la clinique, mais je suis en vie. Je respire, je marche, je cligne des yeux, je souris encore.
Je revois la scène, souvent, en rafale. Le cri poussé. La vision du mur qui s'en vient direct du côté passagé. Mais Je suis là et c'est pas pour rien. J'ai avertis ma mère. Pas mon pere, jai bien fait. Ca laurait trop stressé, cest dangereux. Mais jai fini par lui dire.
Ma famile: Je vous aimes tous, sans exception. San vous je serais rien du tout.
Mes amis au cegep: Vous venez complèter ce qui manque en moi, vous êtes pour moi de vrais petits anges gardiens. Vous ensoleillez une journée comme si tout les petits nuages de terre ne sont rien a côté de vous.
Mes amis du secondaire ou de l'extérieur: Même si on a peut souvent le temps de se donner des nouvelles, votre importance n'a pas baisser. Je vous aimes toujours et je tuerais encore pour vous. Parceque vuos faites partie de moi pour toujours.
Francis: Je crois pas que je t'aime encore . En fait je sais toujours pas, mais je m'en fou tellement. T'as raison, t'en vaut foutument pas la peine. Navrée de la directeté. Je t'ai appelé par pur réflexe,j'aurais pas aimer ça mourrir avant d'avoir eu la chance de te pardonner. Alors je risque pas de mourrir de si tôt.
Ninny: Un accident ça arrive a tout le monde. On auait pu déraper pour 3000 raisons. On aurait pu mourir. On est vivante. On a rien. C'est le plus importante. Jaime mieux avoir eu un accident avec toi dans le char que de pas avoir été là et de savoir que tu t'es littéralement écraser contre le premier mur parceque personne a crier pour t'avertir. T'a pas a ten vouloir.
Le travail c'est bien. L'école aussi. Faut se forcer dans la vie, mais faut pas oublier de vivre. J'ai mal au bras. J'ai des flash back dégueulass, mais au moins je sais, que j'oublierai pu de dire je t'aime avant qu'il soit trop tard.